La politique, une télé-réalité

Politique/Économique, Vie personnelle, écrit par Ralphy No Comments »

Ma blonde et moi étions allé à l’Hôtel Rimouski pour aller souper, et prendre un petit verre au bar adjacent avant le repas.  L’hôte nous a gentiment prévenu qu’il y avait au bar un rassemblement de libéraux et nous demandait si cela nous dérangeait.  Stéphane Dion était juste à l’étage supérieure de l’hôtel et s’apprêtait à donner une entrevue à la SRC.  Le timing parfait quoi!

Ma blonde et moi discutions de tout et de rien.   Le barman changea de poste à la télévision pour diffuser l’entrevue qui débutait.  C’était le silence dans la salle, tous écoutaient parler Stéphane.  Ça nous faisait rire…  Comme nous nous sentions pas vraiment concernés par ce cirque, nous avons vite repris la conversation.  Un changement de sujet s’imposait évidemment, et nous avons commencé à parler politique, et à rire un peu du discours de Stéphane.  Ne prenant pas au sérieux ce qui se passait, nous nous disions que tous les partis politiques font à peu près la même chose, c-a-d, tenter de séduire l’électorat.  Par contraste, c’était vraiment comique  de voir combien les sympathisants libéraux, eux, prenaient au sérieux chaque mots, chaque phrases qui sortait de la bouche de Stéphane.  On aurait dit quasiment une gang de chum pendant une game de hockey : “HOOO….. ça c’est bien dit!”, etc.  Cela alimentait nos propres commentaires et justifiait notre propos.  Ma blonde lâchait quelques commentaires à haute voix en riant, et je lui disais : “chut chut pas trop fort” !,  en riant tout autan.  J’avais peur d’attirer le trouble, mais en même temps, j’approuvais ce qu’elle disait.  Entre autres, nous nous sommes fait plaisir à nous rappeler le coup d’état que Stéphane avait organisé et de la vidéo amateur de sa déclaration…. mémorable!

Après il a descendu en bas pour rejoindre la gang au bar.   Nous nous sommes à peine retournés pour le voir arriver.  Par contre, ses disciples l’ont accueillis en véritable héros, le MVP de la soirée !  Tous allaient lui serrer la main pour tenter de lui parler, et en même temps, Stéphane faisait le tour du bar pour assurer une couverture maximale à son influence.  Une foule déjà convaincue, sertes, une petite soirée facile pour lui.  Je dirais même…. je ne sais pas si c’est par snobisme, par peur ou par esprit de groupe, mais nous avons reconnus une personne dans l’attroupement, et cette dernière ne nous a même pas dit bonjour!  Les fidèles avaient-ils tous été charmés de la sorte ?

Toujours est-il que notre couple faisait bande à part dans l’établissement… à un moment, nous avons sentis la proximité avec la personnalité publique.   Normalement, je me serais retourné pour dire bonjour et engager la conversation (j’ai un côté groupie assez fort!).    Mais là, comme s’était un libéral, je me suis dit, non merci !

Aussitôt le bain de foule terminé, Stéphane disparu de la salle, entraînant avec lui ses militants.  Nous avions aussi fini notre verre, alors c’était le temps d’aller souper…

Plus tard dans la soirée, toujours pendant notre souper, je me posai la question et la posa ensuite à la serveuse :”Est-ce que Stéphane est reparti déjà?  Ne veut-il pas descendre au restaurant pour souper ?”.  L’hôtesse de me répondre: “Stéphane prend son repas dans un salon privé au deuxième avec quelques militants”.

“Ah! “, disais-je à ma blonde d’un ton sarcastique, “un vrai gars du peuple! Un vrai politicien transparent qui tente de limiter ses dépenses et de maximiser ses contacts avec le vrai monde :-)”.  Inspiré par la Commission Charbonneau, je me suis dit : “ils doit sûrement prendre le repas avec quelques entrepreneurs locaux!”

Fluoration de l’eau : Un combat à forces inégales

Politique/Économique, écrit par Ralphy No Comments »

Juste un petit billet pour dire, en bon observateur, quelle est ma perspective sur ce débat.  Depuis quelques temps nous entendons parler du débat entourant la fluoration de l’eau à Mont-Joli.  Nous avons entendu les opposants aux conseils municipaux et à la radio locale (93.3) donner leur point vue.

Par contre, la partie gouvernementale de ce débat (puisqu’il s’agit d’une décision gouvernementale) ne se fait pas avec les mêmes moyens : page complète dans les journaux, annonce à la radio, entrevues, bref, tout l’arsenal est déployé pour faire avaler cette décision (pour ne pas faire de mauvais jeu de mots).

Voilà la puissance du gouvernement, avec notre argent bien sûr.

Le peuple a dit:” 20 ans ça suffit!”

Politique/Économique, écrit par Ralphy No Comments »

Les québecois ont réalisé lors de la dernière campagne fédérale, que ça fait 20 ans que le Bloc est (était) à Ottawa.  Le mandat original du Bloc était dans un but souverainiste, pour facilité l’accès à l’indépendance du Québec.  Puis, il s’est quelque peu transformé, les députés s’étant habitué au confort de la machine fédérale.  Leur seconde mission était donc, de défendre les intérêts du Québec, ce qui serait légitime, sachant que le Québec a souvent des positions différentes sur plusieurs questions que le “reste du Canada”.  Encore, là, on mets le “reste du Canada” comme était un tout homogène, ce qui n’est pas le cas.

Seulement, voilà, les québécois avaient besoin de changement après ces vingt années de résultats mitigés.  Qui d’autres pouvait bien défendre les intérêts du Québec ?  Le peuple a choisi sa réponse aux dernières élections… L’image sympathique de Jack Layton a plu aux gens, et c’est en bonne partie pour cette raison que la province à tournée au Orange selon moi.  Être sympathique ne suffit pas, ça prend aussi un sondage pour mettre Layton en tête, voilà comment on démarre une vague.

Quant aux Conservateurs, leur image austère continue déplaire au Québec, ils ont trop l’air froids et sans pitié.

La terre continuera de tourner, et nous verrons bien où cela nous mènera dans 4 ans.

Marketing astucieux

à la légère, Consommateur averti, Politique/Économique, écrit par Ralphy No Comments »

Avez-vous déjà remarqué qu’il existe des raquettes hybrides, des moteurs de camionnette HD, ou des verres HD ?  Toutes ces façons de parler de leur produit mettent en avant plan des mots qui sont “in”, dans l’espoir que le consommateur va se laisser prendre inconsciemment dans le jeu.

En réalité, des raquettes hybrides n’ont rien avoir avec la technologie hybride des voitures, donc, rien avoir avec l’environnement.  Il s’agit plutôt de la fabrication de la raquette qui est à mi-chemin entre une bonne vieille raquette de babiche, et la raquette moderne.  Elle est donc hybride, mais pas dans le même sens.  Sans même s’en rendre compte, certains consommateurs vont pencher pour la raquette hybride, car le mot hybride symbolise l’avancement technologique et a une connotation positive.

Même chose pour le moteur HD.  HD, dans ce cas signifie Heavy Duty, et non High Definition.  Pourtant, les publicistes prennent le pari que les consommateurs vont pencher pour le moteur HD, parce qu’encore une fois, il a une note positive dans la tête des gens.  Ma télé est HD donc mon moteur doit être HD aussi ;-)

La prochaine fois que vous verrez une publicité, soyez attentif aux associations d’idées que les marketeux veulent vous faire avaler.  Vous allez être surpris du nombre de ces associations.

Ah ces marketeux, ils n’ont pas fini de nous étonner !

Comportement des entreprises vs éducation des enfants

Politique/Économique, Société, écrit par Ralphy No Comments »

Je lance cela comme une hypothèse et sujet de réflexion :

Croyez-vous que la façon d’élever nos enfants a un impact sur le style de gestion des entreprises ?

Par exemple, dans nos cultures, nous avons tendances à réprimander nos enfants lorsqu’ils font un mauvais coup, et à les récompenser lorsqu’ils font des bons coups.  La réprimande, d’après les psychologues, amène une tendance à l’évitement, et à la dissimulation par l’enfants de ses mauvais coups.  Comme l’enfant ne veut pas être réprimandé, il aura tendance à cacher ce qu’il fait de mal pour s’en sauver.

Pour les bon coup, l’effet pervers est le contraire: il voudra se vanter de ses bons coups, et même prendre le crédit de certaines choses qui ne sont pas vraiment ses accomplissements, tout cela pour être récompensé.

Cette attitude, si conservée jusqu’à l’âge adulte, et si cet enfant devient patron d’une compagnie, se transmettra certainement dans le style de gestion de l’entreprise.  Dans le style qui dit:”Si tu veux une bonne image d’entreprise, cache tes mauvais coup, et clame tes bons coups le plus fort possible!!”.

Dans une autre culture, le style de gestion peut être très différent, selon la façon dont on élève les enfants là-bas.

Prenez pour exemple la crise que vit Toyota présentement.  On voit que cette entreprise nippone a un comportement assez transparent, comparativement à GM qui elle n’a pas crié très fort le fait que ses Pontiac Vibes font aussi l’objet d’un rappel.  Regardé dans le passé, Ford qui a caché le fait que ses Pinto pouvaient s’enflammer à cause de leur réservoir à essence…  En tout cas, je crois qu’avec un peu de recherche, il serait possible de trouver bien d’autres exemples soutenant mon hypothèse.

Qu’en dites-vous?  Croyez-vous que l’on peut voir une corrélation entre le style de gestion et l’éducation des enfants?

Père Noël: Rêve des enfants, cauchemar des politiciens

Politique/Économique, écrit par Ralphy No Comments »

Ce matin j’écoutais un conte de Noël.  Comme dans tous les comptes impliquant le Père Noël, ce dernier distribue des cadeaux aux enfants, et ce, tout-à-fait gratuitement, au grand plaisir des enfants!

Si le Père Noël existait vraiment, il serait alors le cauchemar des politiciens.  En effet, comment faire compétition avec ce producteur qui fait du “dumping” sur la terre entière?  Les producteurs de jouets du monde entiers feraient des pressions sur les gouvernements de tous les États afin que soient imposés des quotas, tarifs ou taxes à l’importation.

Devant cette menace à la production locale, chaque pays recevrait la visite de lobbys de producteurs, clamant une action immédiate!  Des campagnes pour promouvoir l’achat local seraient visibles dans tous les médias, tentant de convaincre les parents d’acheter leurs jouets plutôt que de laisser le Père Noël les distribuer.

Chez la partie de population qui achèterait cette idée, on verrait des pancartes montrant des cheminées bouchées (pour ne pas laisser entrer le Père Noël), avec des écriteaux du genre: “Ici vous n’êtes pas le bienvenu, on aime mieux payer nos jouets!”.

Les enfants quant à eux, seraient victimes de cette mobilisation, ne pouvant pas obtenir leur souhait pour Noël, sauf dans de rares exceptions.  De plus, ce ne serait pas le seul inconvénient: les enfants ne pourraient pas faire autant d’activités hivernales qu’avant, leurs parents n’ayant plus assez d’argent pour leur payer des sorties!

Vraiment, ce rêve d’enfant serait le cauchemar des politiciens et des producteurs de jouets.

Sachez que le Père Noël existe.  La preuve, pour pénétrer le marché de la Terre, il a dû faire l’acquisition d’usines en Chine pour vous distribuer des cadeaux à moindre prix!

Gestion de l’offre du lait

Politique/Économique, écrit par Ralphy No Comments »

Pour vous mettre en contexte, voir l’article de Claude Picher sur LaPresse

Ce système de gestion de l’offre permet de protéger les producteurs laitiers des instabilités du marché.  Il en résulte des prix plus élevés pour le lait et ses produits dérivés.  Les consommateurs sont donc les grands perdants.   C’est un exemple de prix hors-marché : l’offre et la demande ne jouent pas leur rôle habituel de fixation des prix.

Si l’on regardait les courbes de demandes pour les produits laitiers, on devrait constater que la demande doit être passablement inélastique.  Face à leurs contraintes économiques, les consommateurs achètent quand même du lait, du beurre et d’autres produits dérivés du lait.   Quoi que le prix élevé doit sûrement inciter plusieurs personnes moins fortunées à se tourner vers des produits substituts de moindre qualité et pas toujours équivalents comme le lait en boîte ou même des jus.

Les trois principes appliqués dans ce système de gestion de l’offre font tout pour garder les prix de ventes, les marges de profits et les dépenses des producteurs plus élevés que dans des systèmes où il n’y a pas ce genre de contrôles.  On mentionne que la diminution de l’offre par le biais de quotas et l’imposition de tarifs douaniers font augmenter les prix.  Que la fixation des prix en fonction des dépenses des producteurs n’incitent en rien la rationalisation des dépenses.

Somme toute, un système qui  essaie de reproduire des conditions de monopoles, tant décriés eux-mêmes par les gouvernements… ironique non?