C’est drôle ce que les enfants peuvent nous sortir comme expressions… Tout à l’heure, on soupait avec belle-maman, et mon p’tit gars a soudainement une envie d’aller aux toilettes. Comme à son habitude, il ne remet pas ses bobettes et se promène en t-shirt dans la maison. Je lui dit:”Tiens, tu te promènes tout nu? on peut voir ta grappe de raisins”. Je compare souvent ses parties à une grappe de raisins, pour rire bien sûr. Là, sa grand-maman lui dit:”Ben oui, on voit ta grappe de raisins”. Le p’tit répond:” Hé, tu peux en manger un si tu veux!” tout en relevant son chandail. On a bien rit!
Quand on ramène Édouard de la garderie, je lui demande souvent comment la journée s’est déroulée. Cette fois-là, Édouard me répondit : “Aujourd’hui, j’ai eu une journée noire!”. À cela je répondis: “Comment cela? Tu n’as pas aimé ta journée?”. Édouard de me répondre: “Non, une belle journée. Noir, c’est ma couleur préférée!”
Ce matin, je me lève pour aller chercher Benjamin (le plus jeune de 19 mois) dans sa chambre, car il est réveillé. Comme à l’habitude, je prépare son lait du matin. J’en profite pour allumer la Télé pour mettre des petits bonhommes.
En voyant l’émission “Caillou”, Benjamin dit : “Ca ca”. Je lui dis “Oui, c’est ça, “Caillou”! “.
Édouard, lui, plus vieux (3 ans), dit d’autres affaires comiques. Il parle très bien, mais est encore à maitriser les sons plus complexes comme “pr”. Alors, losrqu’il veut qu’on le prenne dans nos bras il dit:” Papa, peux-tu me pendre?” au lieu de “prendre”. Ça me fait rire à chaque fois!
Aujourd’hui nous sommes allés faire vacciner nos enfants contre la grippe A(H1N1). Je dois vous dire que nous ressentons maintenant un grand soulagement. Tant d’incertitudes et d’appréhensions ! Nous avions vu dans les médias comment les autres villes y passait, et combien le virus s’était approché de notre entourage. Cela alimentait notre sentiment d’urgence. Les dates de vaccinations étaient devancées, alors nous devions sauter sur l’occasion.
Notre plan était de ne pas faire attendre nos enfants dehors. La journée était ensoleillée, mais très venteuse. Alors, je me suis porté volontaire pour faire le pied de grue un peu avant l’ouverture des portes. Nous ne voulions pas faire comme certains, et aller là-bas trop longtemps d’avance…avec nos enfants.
J’ai attendu environ une heure avant d’entrer dans l’édifice. À ce moment, j’ai appelé ma conjointe et elle est venue me rejoindre avec les enfants.
Une fois à l’intérieur, la file avançait très rapidement. Si bien que l’autre heure attendue a passée très rapidement. Somme-toute, c’était bien organisé.
La piqure s’est bien déroulée, on nous a clairement expliquer en quoi consiste le vaccin, la procédure et les effets secondaires à prévoir, et PIC! voilà c’est fait. On passe au deuxième enfant, PIC! c’est fini. Il ne reste qu’à attendre 15 minutes.
Dans la salle d’attente, Clopin le clown amusait les enfants.
Ce soir nous n’observons aucun effet néfaste du vaccin, et nous sommes convaincu d’avoir pris la bonne décision en faisant vacciner nos enfants. Dans 10 jours, ils seront immunisé contre la maladie.
Maman était en train de couper les ongles à Édouard, et Édouard a demandé pour le faire lui-même. Maman lui dit: “Tu es trop petit. En attendant que tu sois assez grand pour le faire tout seul, c’est maman qui prend soin de toi.”
À cela Édouard a répondu : “Moi quand je vais être grand, je vais prendre soin de toi.”
C’est fascinant de voir comment les enfants répètent et reformulent des choses qu’ils ont entendues. Hier, Édouard nous est arrivé avec une expression : “la route vers le succès”. Il disait : “Je veux aller à la route vers le succès!”. En réponse à cela, on lui disait que c’était un bel endroit à visiter. À une autre occasion, ma conjointe l’interrogea : “Sais-tu c’est où la route vers le succès?”. Édouard de répondre “Moi j’ai déjà allé!”.
En début d’après midi, on est allé prendre une marche. Édouard avançait sur sont tricycle. Il disait:”Je veux aller à la route vers le succès!”. Un bon moment donné, il arrête devant une maison. Il dit:”On est arrivé!”. Il débarque de son engin et s’apprête à aller dans la cours du propriétaire de la maison. Je lui dit:”C’est pas chez nous, on ne peut pas y aller”. Lui répond:”C’est pas mon succès.”. Il rembarque et continue à avancer! Il répéta ce jeu plusieurs fois.
Nous avons bien rit avec cette expression tout au long de la journée.
Mais, d’où venait cette expression ? Et bien, elle vient du livre Disney sur l’histoire de Pinocchio, qu’on lui raconte avant de se coucher. Vers le début de l’histoire, Pinocchio qui s’en va à l’école croise des personnages mal intensionnés. Ceux-ci veulent inciter Pinocchio à les suivre pour qu’il travaille au Cirque. Les méchants personnages utilisent une ruse pour l’amener avec eux. Ils dirent à Pinocchio:”Les acteurs non pas besoin d’étudier, viens avec nous et nous te montrerons la route vers le succès.”.
J’ai pris un peu de retard dans mes billets, mais voici quand même une mésaventure qui vaut la peine d’être consignée dans mon blogue.
Peu après Pâques, nos deux garçons ont attrapé la gastro. Lorsqu’on fait le décompte, deux garçons pour qui ça sort par les deux bouts, ça fait quatre bouts à soigner! On rit, mais ce n’est pas drôle. Je revois encore Benjamin (alors âgé de 10 mois), baignant dans vous savez quoi, humecté de la tête au pied. “Chérie, j’vais avoir besoin d’aide!”, disais-je à ma conjointe. Une première fois est suspect, mais non alarmant. Lorsqu’à sa deuxième sieste le même scénario se produisit: “Ça y est, il l’a pogné!”.
Comme c’était la première fois que cela nous arrivait, nous ne savions pas trop comment gérer la situation. En cas de doute, on se tournait vers l’ouvrage “Mieux vivre avec son enfant” (qui est fourni par l’État), ou encore info-santé. Parlant d’info-santé, j’ai dû appeler là des dizaines de fois, répétant l’historique à chaque fois ou prèsque. Ça vient qu’on la connait l’histoire. D’ailleurs, on se gardait un journal de bord pour avoir une vue objective des événements (je vous le conseille). C’est beaucoup plus facile de répondre aux questions des infirmiers/infirmières. Fin de la parenthèse.
Lorsque ce fut confirmé pour Benjamin, nous voulions éviter de contaminer Édouard, le plus vieux. La journée a passé, et il ne se sentait pas malade. “Ouf!”, se disait-on. Mais vers les 21h00, on entendit tousser dans le moniteur, puis des pleurs (assez inhabituel pour Édouard). “Bon, ça y est!”. En allant dans sa chambre, tout de suite, l’odeur nous a fait prendre conscience que lui aussi l’avait attrapé. Un autre beau dégât dans le lit. Édouard qui nous dit :”Moi là, j’ai vomi dans mon lit”. Nous étions désormais en situation de crise.
Vite, allons chercher de la solution électrolyte, plus que moins, on ne sait jamais. Nous avons passé une belle nuit blanche. Deux enfants qui se vident les boyaux, ça fait des dégâts, je vous le dis. Nous faisions de notre mieux pour nettoyer avec une solution à base d’eau de javel. Les expressions : “Ça sort!”, et “Vite, va chercher une débarbouillette”, se sont vite encrées dans notre quotidien.
Pauvres petits, à cet âge-là, ça fait pitié d’être malade. Nous avons passé comme ça 6 jours interminables et éprouvants, tant moralement que physiquement. Ne sachant pas toujours quoi faire, ayant à composer avec les myriades de recommandations parfois contradictoires du personnel infirmier.
Édouard est allé deux fois à l’hopital. La première fois, parce qu’il montrait des signes de déshydratation, la seconde fois, parce qu’il était rendu faible et qu’après 5 jours, tu commences, en tant que parent, à avoir hâte que ça finisse et tu cherches un “short-cut”. Les deux fois il n’ont rien fait vraiment qu’on ne faisait pas déjà. Il ont essayé de prendre une prise de sang à Édouard, mais sans succès. Cette expérience va sûrement le marquer pour le restant de ses jours. Je ne m’étonnerais pas qu’il ne veuille plus aller à l’hôpital.
Pour ce qui est de l’accessibilité aux soins de santé, c’est toujours la même histoire. Je vous dirais par contre que cette fois-ci, nous n’avons pas attendu longtemps à l’urgence (l’infirmière au triage a contourné le système et a utilisé son jugement, je lui en remercie!). Nous avons été bien traité, sauf pour la maudite piqure manquée.
Dans ma tête, l’urgence, c’est le dernier recours. En principe, on devrait parler à notre médecin de famille, et si non disponible, aller dans une clinique sans rendez-vous. Sauf que, quand tu appelles ton médecin, sa secrétaire dit toujours:”Elle n’est pas là, avez-vous essayer une clinique sans rendez-vous?”, et lorsque t’appelle à une clinique, ils te disent:”Est-ce que vous avez un médecin de famille ? vous devriez aller le/la consulter”. Donc, ça finit que t’es obligé d’aller à l’urgence, parce que les deux autres se lancent la balle.
Somme-toute, une expérience qu’on ne souhaite à personne, mais qui en même temps nous prépare à affronter leur prochaine gastro. Cependant, J’espère que ce jour sera le plus loin possible!