L’histoire remonte à 2004.  Stéphane et moi étions en train de faire le tour de la Gaspésie (dont vous pouvez consulter les photos prises par Stéphane dans ma section photo).  À un certain stade dans notre périple, nous étions à Percé.  Magnifique petite agglomération, très touristique, connue pour le Rocher du même nom.  Nous avions décidé de camper là, car ça vallait la peine d’y passer plus d’une journée.

Pendant notre visite à Percé, nous avons visité le Rocher Percé et l’Île Bonaventure.  Je vous le conseille.  Bref, tout allait bien, et Stéphane prenait beaucoup de photos.  Le soir venu, nous nous installons dans un terrain de camping pour y passer la nuit.

Nous nous sommes couché de bonne heure puisque la journée avait été épuisante.  Sur le terrain voisin, il y avait deux gars tranquilles, et ils écoutaient un peu de musique il me semble.  Peu à peu la noirceur s’installa et les gens du s’endormirent les uns après les autres… Une nuit paisible en perpective, avec une petite musique de fond.  Pas trop stressant.

Soudain, une voiture circule lentement près de notre espace… elle s’arrête chez les voisins, qui étaient toujours réveillés.  Des gens débarquent… des acadiens!  (je n’ai rien contre eux en général, mais ce soir-là…)  Il y a des gars et des filles.  Ils sont bruiants et à la fois très friendly.  L’un d’entre-eux dit à notre voisin:”Aie! salut! ça vous dérange-tu si on campait avec vous autres? on cherche une place”.  Visiblement embarrassé, le voisin n’eut d’autres choix que d’accepter.  Il voyait bien que ces gens-là étaient en état d’ivresse, Dieu seul sait comment ils auraient réagit s’il avait refusé.

Ils s’installent donc sur l’espace du voisin et là ça se mets à jaser, à crier, à faire du tapage!  ça vaut pas l’heure de se coucher.  Ils se rendent à peine compte qu’ils dérangent tout le monde autour d’eux.

Stéphane et moi commençons à ne plus trouver ça drôle.  Au début, on riait de les entendre parler (à cause de leur accent bizarre), mais là, ça avait assez duré!  Sauf qu’en même temps, on n’osait rien dire, de peur de représailles ou de provoquer de la chicane.  Donc, on essayait de dormir malgré tout.

Les heures passèrent et le tapage continuait.  Soudain, y en a un qui a une idée:”On vas-tu se baigner au Rocher?”.  Ils ont pris pas moins d’une demie-heure pour se décider. Finalement, ils sont partis toute la gang pour aller se baigner.  Ouf!  Stéphane et moi, nous nous disions:”On va enfin avoir la paix un bout de temps!”.

Je ne sais plus combien de temps après cela, mais la gang finit par revenir.  Plus bruyante et plus en boisson que jamais!  Il me semble que l’un d’entre-eux arrêtait pas de dire la même affaire…. il me semble qu’il parlait comment les roches étaient durs pour les pieds, ou quelque chose du genre….  c’était pas mal énervant.

Ils ont fini par s’endormir et pour le peu de temps qu’il restait à la nuit, on eut la paix.

Le lendemain matin, Stéphane et moi avons plié bagages très tôt.  Sur le site du voisin, on voyait le char avec nos urluberlus couchés par terre, avec des bouteilles de bierres vides à leur côté.  En partant,  j’ai fait exprès pour faire du bruit en nous préparant (wow quelle vengeance attroce!).  J’ai mis le CD de Mononc Serge avec la toune “Les grosses torches acadiennes” (pas très respectueux pour les acadiennes je l’admets, mais c’était vraiment de circonstance.”).  Un p’tit dérappage pour sortir du terrain et voilà ma gang de zouf!  see you never!

Le pire, c’est qu’on pense que ce genre d’histoire n’arrive qu’en camping…. mais ça peut aussi arriver en ville, quand vous avez des voisins turbulents…