Pour vous mettre en contexte, voir l’article de Claude Picher sur LaPresse

Ce système de gestion de l’offre permet de protéger les producteurs laitiers des instabilités du marché.  Il en résulte des prix plus élevés pour le lait et ses produits dérivés.  Les consommateurs sont donc les grands perdants.   C’est un exemple de prix hors-marché : l’offre et la demande ne jouent pas leur rôle habituel de fixation des prix.

Si l’on regardait les courbes de demandes pour les produits laitiers, on devrait constater que la demande doit être passablement inélastique.  Face à leurs contraintes économiques, les consommateurs achètent quand même du lait, du beurre et d’autres produits dérivés du lait.   Quoi que le prix élevé doit sûrement inciter plusieurs personnes moins fortunées à se tourner vers des produits substituts de moindre qualité et pas toujours équivalents comme le lait en boîte ou même des jus.

Les trois principes appliqués dans ce système de gestion de l’offre font tout pour garder les prix de ventes, les marges de profits et les dépenses des producteurs plus élevés que dans des systèmes où il n’y a pas ce genre de contrôles.  On mentionne que la diminution de l’offre par le biais de quotas et l’imposition de tarifs douaniers font augmenter les prix.  Que la fixation des prix en fonction des dépenses des producteurs n’incitent en rien la rationalisation des dépenses.

Somme toute, un système qui  essaie de reproduire des conditions de monopoles, tant décriés eux-mêmes par les gouvernements… ironique non?