Depuis son instauration à Rimouski, le système de transport en commun fait beaucoup de mécontents, et pour cause…  Les trajets sont mal fait, la coordination avec taxi-bus est déficiente, bref, beaucoup de bonnes raisons de garder sa voiture.

Justement, le transport en commun est supposé être un moyen de diminuer le nombre d’automobiles “polluantes” dans les rues, afin de diminuer l’empreinte écologique.  Sachant que la densité de population ne justifie pas le transport en commun, il fallait bien trouver une raison pour plaire à l’électorat rimouskoise.

Afin de savoir si l’on diminue effectivement le nombre d’automobiles en circulation, il faut les compter n’est-ce pas?  Il faut savoir combien il y en avait dans le passé, combien au présent, et se fixer une cible pour l’avenir.  La cible de diminution devrait ensuite être convertie en unité de mesure “écologique” et de là on connaîtrait notre bilan environnemental.

Or, je n’ai entendu personne me parler de comment on fait pour évaluer le nombre de véhicules qui transitent dans Rimouski, pas de cible à atteindre…  On se contente de dire : “un autobus équivaut à 20 voitures, multiplié par le nombre d’autobus, ça fait xx diminution des gaz à effet de serre”.

Quelle aberration!  Si le nombre de voitures ne diminue pas sensiblement, alors notre solution écologique se transforme plutôt en cauchemar, puisqu’on ne fait qu’ajouter des autobus polluantes sur les routes.  Et j’ai bien l’impression que c’est ce qui se passe…

Des personnes qui marchaient ou co-voituraient prennent maintenant l’autobus… wow!  Combien de gens ont abandonné leur voiture?  Je n’en connais pas beaucoup.

Une question toute simple pourtant: qui compte les voitures à Rimouski?