Comme la plupart des enfants Édouard avait un vélo avec des petites roulettes de stabilité.  C’est certain que ces roulettes permettent à l’enfant d’apprendre à se tenir sur le vélo, à pédaler et tourner le volant, freiner, etc.  Par contre, la lacune de  ces roulettes, c’est qu’elles ne permettent pas à l’enfant d’apprendre à se tenir en équilibre.

Nous l’avons constaté, lorsque nous avons tenté de relever les roulettes.  Édouard n’était pas en mesure de se tenir.   Soudainement sorti de sa zone de confort, il commençait à ne plus aimer le vélo.  C’est bien certain, Édouard n’aime pas tomber et n’aime pas “l’échec”, c’est dans son caractère.

Au début de l’été, nous nous étions fixés un but : celui qu’Édouard apprenne le vélo avant de commencer l’école en septembre.  Ayant constaté les difficultés à enlever les roulettes, nous commencions à douter ma conjointe et moi.  Le problème avec cette approche, c’est que l’enfant doit inévitablement tomber à plusieurs reprises afin d’apprendre à se tenir en équilibre.  Normal direz-vous ?  attendez de voir la suite…  Pour nous, ça posait un énorme problème dû au fait que notre garçon ne voulait plus faire de vélo…  Plutôt décourageant.

Une nouvelle approche devait être utilisé.

Quelques mois auparavant, j’avais vu un produit qui avait attiré ma curiosité.  Un vélo d’équilibre (trotteur, ou encore balance bike).  C’est un vélo spécial, conçu sans pédalier.  L’enfant s’assoit comme sur un vélo ordinaire, mais au lieu de pédaler, il se “traîne” avec la force de ses jambes.  Certains modèles ont un repose-pieds.  Cette approche a refait surface dans mon esprit, et nous avons décidé de l’essayer avec Édouard.

Acheter un vélo spécialement pour cela? le choix est le vôtre.  Pour ma part, j’ai décidé d’enlever les roulettes et le pédalier de son vélo conventionnel.  J’ai dû sortir mes talents de patenteux cachés au plus profond de moi pour démancher le pédalier et cacher la chaîne.  Riez, vous avez le droit ;-)  Je ne suis pas mécano pour deux cennes, pourtant j’ai réussi.

Une révélation

Hé bien, aussi tôt qu’Édouard a essayé sont “nouveau” vélo, pas de pédales, pas de roulettes, non seulement il a pris plaisir à avancer, mais il a appris à se tenir en équilibre, et ce en l’espace de quelques heures !! (après 30 minutes ont a vu une différence…)

Le fait d’avoir ses pieds de chaque côté est vraiment réconfortant pour l’enfant.  Il progresse donc à son rythme.

Je vous le dis, comme je suis là, qu’Édouard a fait des progrès incroyables!  En l’espace de deux  semaines, à raison d’une sortie de temps à autre, rien d’intensif, Édouard a maitrisé son équilibre.  Nous voyions enfin la lumière au bout du tunnel.

Une transition douce

Hier, j’ai remis le pédalier… tant bien que mal ;-)  Et tenez-vous bien, Édouard est parti en vélo et a roulé un bon kilomètre sans tomber !  La transition a été des plus faciles !  Il est parti de lui-même, sans aucune intervention de ma part, à part lui dire :”ok, tu peux pédaler”, et voilà !

Du premier coup, comme Édouard aime le faire ;-)

Cette technique a tellement bien fonctionné que nous avons acheté un balance bike pour son petit frère de 4 ans (le vélo choisi est convertible en vélo ordinaire, protégeant notre investissement).

Mon nouveau but est maintenant que les deux enfants apprennent à faire du vélo cet été, et je suis confiant qu’on va réussir !